Le vol AF447, un Airbus A330 reliant Rio de Janeiro à Paris, traverse la Zone Intertropicale de Convergence où l’activité convective et le givrage en altitude sont fréquents. La météo impose une gestion attentive des vitesses et de l’énergie en croisière élevée.
Au cœur de l’Atlantique, le givrage des sondes de pression provoque des vitesses incohérentes et la désactivation du pilote automatique. L’équipage prend les commandes manuelles à très haute altitude ; l’avion entre alors dans un décrochage qui n’est pas identifié comme tel et se prolonge jusqu’à l’impact en mer.
L’enquête a mis en évidence le rôle des vitesses non fiables, la gestion inadaptée de l’assiette et de l’énergie, ainsi que la présentation des alertes et la charge cognitive au poste. Elle a conduit à des recommandations sur la formation aux « vitesses non fiables », l’ergonomie des alertes et la standardisation/robustesse des capteurs.